mercredi 7 novembre 2007

Musée Picasso

Cet aprés midi visite du musée Picasso à l'Hotel de Salé C'est en 1974 que la rencontre entre la collection des œuvres de Picasso et l'Hôtel Salé est décidée. En 1976, un concours désigne Roland Simounet pour aménager le musée dans l'hôtel historique entièrement restauré. L'architecte doit respecter le caractère historique du bâtiment tout en prévoyant la présentation et la préservation des œuvres, l'accueil des visiteurs. Les éléments décoratifs, lustres, banquettes, chaises, tables, sont spécialement crées pour le musée Picasso par Diego Giacometti.Le musée est ouvert au public en 1985.
Dès la fin du XVIIème siècle, l'hôtel Salé connaît des destinées variées. Ambassade de la République de Venise, institution pour jeunes gens, Ecole centrale des arts et manufactures. Cette dernière destination modifie considérablement l'agencement intérieur du bâtiment.
En 1964, la Ville de Paris achète l'Hôtel Salé qui est classé Monument historique. De 1974 à 1984, l'hôtel est restauré et retrouve la plupart de ses volumes initiaux.




Pablo Ruiz Picasso, né à Málaga (Espagne) le 25 octobre 1881 et mort le 8 avril 1973 à Mougins (France), était un artiste espagnol. Il est principalement connu pour ses peintures, mais fut aussi sculpteur, et est l'un des artistes majeurs du XXe siècle. Il est, avec Georges Braque, le fondateur du mouvement cubiste.
Pablo Picasso était le premier enfant de Don José Ruiz et Maria Picasso Lopez. Son nom complet était Pablo Diego Jose Francisco de Paula Juan Nepomuceno Crispin Crispiniano de la Santisima Trinidad Ruiz Blasco Picasso y Lopez. Il choisit le nom de sa mère, ou l'aurait choisi d'après le peintre génois Matteo Picasso (1794 Recco- 1879 Gênes) bien qu'il l'ait toujours dénié.
Le père de Picasso était peintre et professeur de dessin à l'école de
Málaga appelée « San Telmo ». Pablo avait deux sœurs mais aucun frère.
En
1891, la famille Ruiz-Picasso s'installe à La Corogne. Don José, le père, est nommé professeur à La Lonja de Barcelone, en 1895

Picasso a ainsi commencé la peinture dès son plus jeune âge, et il réalise ses premiers tableaux à huit ans.
Pendant l'été 1895, Pablo découvre
Madrid et Barcelone. Il passe ses vacances à Malaga et revient par la mer à Barcelone. À cette occasion, il réalise des marines du voyage. C'est dans l'hiver 1895, qu'il réalise sa première grande toile académique : la Première Communion (Barcelone, Musée Picasso). En 1895, il entre à l'école des Beaux-Arts de Barcelone. Signant d'abord du nom de son père, Ruiz Blasco, il choisit finalement d'utiliser le nom de sa mère, Picasso, à partir de 1901. C'est en 1896, qu'il peint Science et Charité (Barcelone, Musée Picasso). Durant l'été, il passe, de nouveau, ses vacances à Malaga. Picasso y peint des paysages et des corridas.
En septembre 1897 il part pour
Madrid et triomphe, en octobre, au concours d'admission de l'académie San Fernando.
Il revient à
Barcelone en juin 1898, puis part pour Horta, le village de son ami Pallarès, situé au sud de l'Ebre, près de la ville de Gandesa.
Février
1899, nouveau retour de Picasso à Barcelone, où il s'intègre au milieu d'« Els Quatre Gats », café phare de la bohème, et fait la connaissance de Jaime Sabartès et de Casagemas.
Picasso expose le
1er février 1900 à « Els Quatre Gats ». Il part pour Paris avec Casagemas, en octobre, s'installe dans l'atelier de Nonell à Montmartre, rencontre le marchand Pedro Manach et Berthe Weill ; vend quelques pastels à des amateurs. Il rentre à Barcelone le 20 décembre, avec Casagemas que Picasso emmène avec lui à Malaga.
À la mi-janvier
1901, Picasso part pour Madrid. Le 17 février, Casagemas se suicide à Paris. En avril, retour à Barcelone, en mai, départ pour Paris et s'installe au 130 ter boulevard de Clichy, où Casagemas avait son atelier.
Période bleue La période bleue correspond aux années 1901-1903. Son nom vient du fait que le bleu est la teinte dominante de ses tableaux de cette époque, qui a débuté avec le suicide de son ami Carlos Casagemas, ce qui explique qu'elle soit marquée par les thèmes de la mort, de la vieillesse et de la pauvreté, ce qui ne l'empêche pas d'être satirique. Les pauvres, les mendiants et les aveugles sont largement décrits dans les tableaux de cette époque: Dama en Eden Concert (1903), La Vida (1903), Las Dos hermanas (1904). On peut ajouter que Picasso en peignant ses tableaux exprime la mélancolie. La période rose sera, elle, plus gaie, il utilisera des couleurs telles que le rouge et le rose.
Entre le
25 juin et le 14 juillet 1901, Picasso et Iturrino font une exposition à la galerie Vollard, à Paris. Picasso fait la connaissance du poète Max Jacob. Pendant l'hiver, il peint Autoportrait bleu (Paris, Musée Picasso).
Fin janvier
1902, il va à Barcelone. La galerie Berthe Weill, expose du 1er au 15 avril des œuvres de Lemaire et de Picasso. Il revient à Paris en octobre avec Sébastien Junyer. Et il montre pour la première fois ses toiles bleues du 15 novembre au 15 décembre dans une exposition de groupe chez Berthe Weill.
En janvier
1903, Picasso est de nouveau à Barcelone. Au printemps, il débute la toile La vie (Cleveland Museum of Fine Arts).

Période rose À partir de 1904, il s'installe à Paris, au Bateau-Lavoir, dans l'atelier laissé par Paco Durrio. Là, il rencontre sa première compagne : Fernande Olivier. C'est le début de la période rose. Comme précédemment, c'est l'utilisation des teintes « rougées » qui explique cette dénomination. Les thèmes abordés sont la joie et l'inquiétude existentielle. Il reste mélancolique et dominé par l'amour ; on y trouve aussi de nombreuses références au monde du zoo et du cirque. Il peint des masques, arlequins, dompteurs et clown. Picasso privilégia pendant cette période le travail sur le trait, le dessin, plutôt que sur la couleur... C'est aussi l'époque des maternités roses.
Picasso fait la connaissance de
Guillaume Apollinaire et d'André Salmon.
Du 25 février au 6 mars
1905, Picasso expose à la galerie Serrurier, ses premières toiles roses. Au printemps, il peint Les Saltimbanques (Washington, National Gallery). Pendant l'été, il fait un séjour à Schoorl en Hollande, et y peint les Trois Hollandaises (Paris, Musée National d'Art Moderne, dépôt au Musée Picasso).
En automne, il rencontre
Gertrude et Leo Stein. On commence à trouver dans ses toiles le thème de la mort d'Arlequin. Gertrude Stein le présente à Matisse, pendant l'hiver 1906. Le galeriste Ambroise Vollard achète la plupart des toiles roses en mars. En mai, il part avec Fernande Olivier pour Barcelone, puis durant l'été à Gósol, village isolé de haute-Catalogne. Ce séjour aura un impact majeur dans l'œuvre de Picasso, dont les peintures et les carnets de Gósol marquent les prémices de sa révolution cubiste de l'année suivante. Le thème des deux frères apparaît.
Le portrait de
Gertrude Stein ( New-York, Museum of Modern Art), commencé en hiver, est enfin achevé grâce à une peinture de Cézanne, "Madame Cézanne à l'éventail" que Gertrude Stein avait acquise au salon d'automne en 1904.

Influences africaines
La période de Picasso sous influence africaine (1907-1909) est marquée au début par les deux figures du côté droit des
Demoiselles d'Avignon, qui ont été inspirées par les masques africains que Picasso possédait.

Cubisme
De
1907 à 1914, il réalise avec Georges Braque des peintures qui seront appelées «cubistes». Elles sont caractérisées par une recherche sur la géométrie et les formes représentées : tous les objets se retrouvent divisés et réduits en formes géométriques simples, souvent des carrés. Cela signifie en fait qu'un objet n'est pas représenté tel qu'il apparaît visiblement, mais par des codes correspondant à sa réalité connue.
Le cubisme consiste aussi à représenter sur une toile en deux dimensions un objet de l'espace. Picasso décompose l'image en multiples facettes (ou cubes, d'où le nom de
cubisme) et détruit les formes du réel pour plonger dans des figures parfois étranges (comme une figure représentée sur une moitié de face, et sur l'autre de côté ).
L'œuvre fondatrice du
cubisme est Les Demoiselles d'Avignon. Cette peinture fut commencée pendant l'hiver 1906-1907, et achevée début juillet 1907.
Au début de l'été,
Daniel-Henry Kahnweiler fait une première visite au Bateau-Lavoir. En octobre, a lieu une rétrospective Cézanne au Salon d'automne. Pendant l'hiver 1908, Picasso peint L'Amitié (Leningrad, Ermitage), Nu debout (Boston, Fine Arts Museum). Il séjourne à la Rue-des-Bois, village à 60 km au nord de Paris, durant l'été et en octobre, il propose la version définitive des Trois femmes (Leningrad, Ermitage).
En mai
1909, il va à Barcelone, et à Horta de Ebro avec Fernande Olivier. Là, il peint les Paysages (New-York, Museum of Modern Art). À Paris, en septembre, il déménage au 11 boulevard de Clichy, et réalise des sculptures : Tête de Fernande (Paris, Musée Picasso).
En
1910, il fait les portraits d'Ambroise Vollard (Moscou, Musée Pouchkine), de Uhde (St.Louis, Collection Pulitzer) et de Daniel-Henry Kahnweiler (Chicago, Art Institute). Picasso part pour Céret, village de Catalogne française, en juillet 1911. Fernande Olivier et Braque le rejoignent en août. Le 5 septembre, il rentre à Paris. Picasso est absent de la salle cubiste au Salon d'automne qui commence le 1er octobre.
À l'automne, entre dans sa vie,
Eva Gouel, qu'il appelle « Ma jolie » dans ses toiles.
Les premiers
collages et les premiers assemblages sont réalisés pendant l'hiver 1912, Nature morte à la chaise cannée (Paris, Musée Picasso), Guitare(s) en carton (Paris, Musée Picasso). Le 18 mai, il part de Céret pour Avignon et le 25 juin s'installe à Sorgues. Il déménage 242 boulevard Raspail.
Picasso et
Daniel-Henry Kahnweiler signent le 18 décembre une lettre-contrat. Vers le 10 mars 1913, il va avec Eva Gouel, à Céret. Le verre d'absinthe est peint au printemps 1914. Après le départ pour Avignon, en juin, il fait un retour au portrait, en juillet. Éva meurt le 14 décembre 1915.
Trois formes de cubisme émergent : le
précubisme, ou cubisme cezannien, le cubisme analytique et le cubisme synthétique.

Les ballets russes Pendant la Première Guerre mondiale, Picasso séjourne à Rome avec Jean Cocteau, à partir du 17 février 1916. Il s'installe Via Margutta, d'où il voit la Villa Médicis. Outre de nombreux portraits dessinés, il peint L'Italienne, L'Arlequin et femme au collier. En mai, Cocteau présente Diaghilev à Picasso. Il travaille comme décorateur pour le ballet Parade de Léonide Massine et les Ballets russes de Serge de Diaghilev, sur une musique d’Erik Satie. Il rencontre Stravinski et la danseuse Olga Khokhlova qui devint sa femme. Dans une veine décorative, Picasso réalisa plusieurs portraits d’elle et de leur fils (Paul en Pierrot en 1925).
Fin mars
1917, il voyage à Naples et à Pompei et revient à Paris, fin avril. Le 18 mai, la première de Parade a lieu au Châtelet. Puis en juin, Picasso part pour Madrid avec la troupe de Diaghilev et Olga, et le 12 juillet, un banquet est offert en son honneur à Barcelone.
Du
23 janvier au 15 février 1918, Picasso expose avec Matisse chez Paul Guillaume. Il se marie avec Olga à l'église russe de Paris, le 12 juillet. Cocteau, Max Jacob et Apollinaire sont les témoins. Pendant un séjour à Biarritz, il peint Les baigneuses (Paris, Musée Picasso).
En mai
1919, Picasso part pour Londres travailler au ballet Le Tricorne sur une musique Manuel de Falla. Pendant l'été, il séjourne à Biarritz chez Mme Errazuriz puis s'installe avec Olga à Saint-Raphaël (Côte d'Azur).
Son fils Paulo naît le
4 février 1921 . Durant l'été, il s'installe avec Olga et Paulo à Fontainebleau. Il y peint les Femmes à la fontaine (Paris, Musée Picasso et New-York, Museum of Modern Art) et Les trois musiciens (New-York, Museum of Modern Art et Philadelphie, Museum of Art). En juin 1922, lors d'un séjour à Dinard (Bretagne, Côte de la Manche), il peint Deux femmes courant sur la plage (La course) (Paris, Musée Picasso). Puis, en décembre, il réalise le décor pour L'Antigone de Cocteau, créée par Charles Dullin au Théâtre de l'Atelier. En 1923, il fait un nouveau séjour estivale sur la Côte d'Azur (Cap d'Antibes) et peint La flûte de Pan (Paris, Musée Picasso). Et c'est en 1924, en été, alors qu'il se trouve à la villa La Vigie à Juan-les-Pins (Côte d'Azur), qu'il fait son Carnet de dessins abstraits et qu'il peint Paul en arlequin (Paris, Musée Picasso).
Pendant cette période des
années 1920, dans un climat de reconnaissance mondaine, il peignit des tableaux marqués par un retour à la figuration et au classicisme : Trois Femmes à la fontaine (1921), et des œuvres inspirées par la mythologie comme les Flûtes de Pan (1923).

Surréalisme
L’année
1925 fut celle d’une rupture radicale dans la production du peintre. Il peignit des tableaux très violents montrant des créatures difformes, convulsives, prises dans les rets d’une rage hystérique : Femme dans un fauteuil (1926) et Baigneuse assise (1930). L’influence des poètes surréalistes fut indéniable dans cette volonté de dépeindre de l’intérieur l’enfer personnel. Cependant il adoptait une approche plus pragmatique que celle du « rêve calqué sur la toile » des surréalistes.
En juin-juillet
1925, il achève La danse (Tate Gallery) et peint Le baiser (Musée Picasso, Paris). Le 14 novembre, il participe à la première exposition surréaliste de la Galerie Pierre. En 1926, il fait Le peintre et son modèle (Paris, Musée Picasso), les Guitare(s) à clous, (Paris, Musée Picasso). C'est en janvier 1927 qu'il rencontre Marie-Thérèse Walter. Il exécute le grand collage du Minotaure (Paris, Musée National d'Art Moderne) en janvier 1928, et à l'automne, réalise des sculptures en fer avec Julio González. C'est au printemps 1929 qu'il peint La femme au jardin (Paris, Musée Picasso). C'est l'année aussi de ces dernières vacances à Dinard. Il peint le Grand nu au fauteuil rouge (Paris, Musée Picasso) et en février 1930 : Crucifixion. À l'automne 1930, Marie-Thérèse déménage au 44, rue de la Boétie. Il achète le château de Boisgeloup, près de Gisors, 80 km au nord-ouest de Paris, en juin, et s'y installera en mai 1931.
Deux figures au bord de la mer (Paris, Musée Picasso) est peint en janvier
1931, et en mars, Nature morte sur un guéridon.
Cette année-là, voit l'édition de deux livres majeurs : Les Métamorphoses d'Ovide (Lausanne, Skira) et Le Chef d'œuvre inconnu de Balzac (Paris, Ambroise Vollard).
En
1932, Jeune fille devant le miroir (New-York Museum of Modern Art) est finie. Une rétrospective à la galerie Georges Petit, puis au Kunsthaus de Zurich, a lieu en juin. Picasso travaille à Boisgeloup aux têtes sculptées d'après Marie-Thérèse et à la série de dessins d'après La Crucifixion de Grünewald.
Le premier numéro de Minotaure avec une couverture de Picasso, paraît le
25 mai 1933. Il passe les vacances de l'été 1933 à Cannes avec Olga et Paulo. En septembre, il peint à Boisgeloup, La Mort du torero (Paris, Musée Picasso).
De juin à septembre
1934, il fait des séries de corridas, peintes, dessinées et gravées. En août, il voyage en Espagne avec Olga et Paulo, et se rend aux corridas de Burgos et de Madrid. Il visite le Musée d'Art catalan de Barcelone. Il réalise une série de sculptures à texture moulée : Femme au feuillage, Femme à l'orange (Paris, Musée Picasso).
Au printemps
1935, la galerie Pierre expose des papiers collés. Minotauromachie est gravée. Il se sépare d'Olga en juin, et le 5 octobre, naît Maya, fille de Marie-Thérèse.
Le
25 mars 1936 voit le départ secret de Picasso avec Marie-Thérèse et Maya pour Juan-les-Pins Il fait des gouaches et des dessins sur le thème du Minotaure. Cette même année, il est nommé Directeur du Musée du Prado. Début août, Picasso part pour Mougins et Dora Maar l'y rejoint.

Guernica et pacifisme
Quai des Grands Augustins
À la suite du
bombardement, le 26 avril 1937, de Guernica pendant la guerre civile espagnole, Picasso réalise à la demande de l'État Espagnol l'une de ses œuvres les plus célèbres : Guernica. Elle symbolise toute l'horreur de la guerre et la colère ressentie par Picasso à la mort de nombreuses victimes innocentes, causée par le bombardement des avions nazis à la demande du général Franco.Chez lui à Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, Picasso aurait rencontré dans son atelier des officiers allemands très intéressés par son travail. Les officiers apercevant la célèbre peinture Guernica lui auraient demandé : « C'est vous qui avez fait cela ? », Picasso aurait répondu : « Non... vous »[1].Très opposé à la guerre, il peint la célèbre Colombe de la paix (1949) à l'occasion de son adhésion au Conseil Mondial de la Paix. Il reçoit à ce titre un prix international de la paix en 1955.
Guernica fut exposé dans le Pavillon Espagnol de l'Exposition Internationale.
En octobre-décembre
1937, il peint La femme qui pleure (Paris, Musée Picasso), puis en 1938, fait un grand collage, Les Femmes à leur toilette (Paris, Musée National d'Art Moderne).
En juillet
1938, il va à Mougins avec Dora Maar. Début juillet 1939, avec Dora Maar, il part chez Man Ray à Antibes, d'où le tableau Pêche de nuit à Antibes (New-York, Museum of Modern Art). De septembre 1939 au début de 1940, il est à Royan, Séquence de Femmes au chapeau.
En
1941, il écrit sa première pièce surréaliste, Le Désir attrapé par la queue, publiée en 1944.
Entre
1942 et 1943 il réalise l'assemblage, Tête de taureau (Paris, Musée Picasso), L'Aubade (Paris, Musée National d'Art Moderne), L'Homme au mouton (Paris, Musée Picasso).
Il rencontre
Françoise Gilot en mai 1943.

Engagement au parti communiste Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, ses tableaux deviennent plus optimistes, plus gais, montrant, comme l'indique le titre d'un tableau de 1946, la Joie de vivre qu'il ressent alors.
Le
19 mars 1944 a lieu une représentation privée du Désir attrapé par la queue. Picasso habite chez Marie-Thérèse durant l'insurrection de Paris, en août 1944. Il adhère, le 5 octobre, au Parti communiste français et le 7 octobre s'ouvre le Salon d'Automne et la rétrospective Picasso.
Le charnier (New-York, Museum of Modern Art) est peint en avril-mai
1945 d'après le souvenir de la découverte en décembre 1944, du corps supplicié de son ami le jeune poète surréaliste Robert Rius. Picasso part avec Dora Maar pour le Cap d'Antibes, en juillet, et le 26 novembre Françoise revient vivre chez Picasso.
En
1946, Picasso rejoint Françoise à Golfe-Juan, il visite Matisse à Nice. Puis en juillet, avec Françoise, il part pour Ménerbes (Vaucluse). En août, il s'installe chez Louis Fort à Golfe-Juan, et débute le travail au château d'Antibes en octobre.

Période de Vallauris
Le 15 mai 1947, naît son fils Claude. En juin, il part pour Golfe-Juan. Lorsque Picasso visite
Vallauris à l'été 1946, il se rend chez Georges et Suzanne Ramié et modèle trois pièces de céramique. Lorsqu'il reviendra l'année suivante, il retrouve ses pièces et débute alors une période intense de production de céramique qu'on estime à près de 4500 pièces. Il s'installera à Vallauris en 1948 avec Françoise Gilot.
Le 25 août 1948, Picasso va au le Congrès des Intellectuels pour la Paix à
Wroclaw. Il revient à Vallauris à la mi-septembre. Il peint les deux versions de La cuisine (Paris, Musée Picasso et New-York, Museum of Modern Art).
En février 1949, La colombe est choisie par
Aragon pour l'affiche du Congrès de la Paix qui ouvre à Paris le 20 avril. Le 19 avril, naît Paloma.
Le 6 août 1950, Laurent Casanova inaugure L'homme au mouton à Vallauris. Picasso exécute La chèvre, La femme à la poussette, la Petite fille sautant à la corde (Paris, Musée Picasso).
Le 15 janvier 1951, il peint Massacre en Corée (Paris, Musée Picasso).
En 1952, il dessine La guerre et la Paix pour la décoration de la chapelle de Vallauris, il écrit une seconde pièce de théâtre : Les quatre petites filles.
L'affaire du Portrait de Staline dans
Les Lettres françaises se déroule en mars 1953. Françoise Gilot part pour Paris avec les enfants.
Il fait les portraits de
Sylvette David, en avril 1954. En juin, il rencontre Jacqueline Roque. C'est en décembre que débute la série des variations sur les Femmes d'Alger de Delacroix. Il s'installe en mai 1955, avec Jacqueline, à la villa La Californie à Cannes. En juin, a lieu une rétrospective au Musée des Arts Décoratifs. Pendant l'été il travaille avec Henri-Georges Clouzot pour le film le Mystère Picasso.
En 1956, Les baigneurs, les sculptures en bois (Stuttgard, Staatsgalerie) sont coulées en bronze (Paris, Musée Picasso). Il peint L'atelier de La Californie (Paris, Musée Picasso).
Le 17 août 1957, il commence le travail sur
Les Ménines (Barcelone, Musée Picasso).
Le 29 mars 1958 a lieu la présentation de la décoration pour l'
UNESCO : La chute d'Icare. n septembre, Picasso achète le château de Vauvenargues et peint La baie de Cannes (Paris, Musée Picasso).
Les premiers dessins d'après Le déjeuner sur l'herbe de
Manet sont faits le 10 août 1959.
Il se marie avec Jacqueline à Vallauris, le 2 mars 1961, et en juin, s'installe au mas Notre-Dame-de-Vie à
Mougins (près de Cannes). Il travaille sur les tôles découpées et peintes, La chaise, la Femme aux bras écartés, la Femme à l'enfant, les Footballeurs (Paris, Musée Picasso).
En novembre 1962, il peint, l'enlèvement des sabines dont une version se trouve au
Musée National d'Art Moderne de Paris.
L'inauguration de la rétrospective au
Grand Palais et au Petit Palais se déroule le 19 novembre 1966.
Au printemps 1967, Picasso est expulsé de son atelier des Grands-Augustins.
En janvier 1970, le Musée Picasso de Barcelone reçoit la donation des œuvres conservées par sa famille. Une exposition se déroule au
Palais des Papes d'Avignon de mai à octobre.
En avril 1971, la galerie Louise Leiris expose les 194 dessins réalisés entre le 15 décembre 1969 et le 12 janvier 1971. Nouvelle exposition à la galerie Louise Leiris, en janvier
1973, qui montre cette fois les 156 gravures réalisées entre fin 1970 et mars 1972.
Picasso décéde le 8 avril 1973, et est enterré dans le parc du château de
Vauvenargues dans les Bouches-du-Rhône.
Une exposition de 201 toiles se tient au
Palais des Papes d'Avignon de mai à septembre 1973.

Œuvres
La Première Communion (1895-1896)
Femme à la mantille (1894),
Musée Picasso (Málaga)
Autoportrait mal coiffé (1896)
Musée Picasso (Barcelone)
Autoportrait aux cheveux courts (1896),
Musée Picasso (Barcelone)
Autoportrait (1899-1900)
Autoportrait Yo, Picasso (printemps 1901), collection particulière (New York)
Maternidad, Picasso (1901)
Autoportrait : Yo (1901), John Hay Whitney Collection (New York)
Dans un café (1902)
Autoportrait (fin 1901), Musée Picasso (Paris)
Madame Soler (1903),
Pinakothek der Moderne, Munich
Dama en Eden Concert (1903)
Repasseuse(1903)
La Tragédie (1903)
La Vie (1903)
Portrait de Jaime Sabarté (1904)
Garçon à la pipe (1905), collection particulière
Harlekin, assis (1905)
Les Saltimbanques (1905)
La Femme à l'éventail (1905)
Portrait de Gertrude Stein (1906)
Tête d'un jeune homme (1906)
Tête d'une femme (1906)
Deux nus (1906)
Autoportrait (printemps 1906), Gellman Collection (Mexico)
Autoportrait (été 1906), collection particulière
Autoportrait à la palette (été/automne 1906), Philadelphia Museum of Art (Philadelphie)
Marin, roulant une cigarette (1907)
Autoportrait (été 1907), Národni Gallery (Prague)
Les Demoiselles d'Avignon (1907), Museum of Modern Art (New York)
Nu jaune (1907)
Coupe des fruits avec des poires et des pommes (1908)
Maisons sur une colline (Horta de Ebro) (1909)
Femme en vert (1909), Abbemuseum, Eindhoven, Holanda
Tête de femme (Fernande) (1909),
Stadel Museum à Francfort.
Portrait de Georges Braque (1910)
Violon (1912)
Nature morte à la chaise cannée (printemps 1912), Musée Picasso (Paris)
Guitare et journal (1916)
Arlequin, (1917, Musée Picasso de Barcelone).
Olga Kokhlova à la mantille (1917),
Musée Picasso (Málaga)
Les Baigneuses (1918)
Nature morte devant une fenêtre à St. Raphael (1919)
Portrait de la famille Sisley (1919)
Baignants (1920)
Les Trois Musiciens (1921),
Museum of Modern Art (New York)
Maternité (1921-1922),
Musée Picasso (Malaga)
Portrait de Paulo au bonnet blanc (1923),
Musée Picasso (Málaga)
Olga au col de fourrure (1923),
Palais des Beaux-Arts de Lille
Paul en Arlequin (1924)
Musée Picasso (Paris)
Nature morte à la charlotte (1924),
Centre Georges-Pompidou (Paris)
Buste de jeune fille (1926), portrait de
Marie-Thérèse Walter au Musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg.
Marie-Thérèse à 21 ans dessin dérobé en février 2007 collection privée de Diana Widmaier, petite-fille du peintre.
Grand nu au fauteuil rouge (1929),
Musée Picasso de Paris
Le Sculpteur (1931)
La Lecture (1932)
Minotauromachie (1935)
Femmes lisant (1935)
La Dépouille de Minotaure en costume d'Arlequin rideau de scène de la pièce de Romain Rolland, Le 14 juillet, Les Abattoirs de Toulouse
Guernica (1937) musée de la Reine Sofia (Madrid)
Maya à la poupée (1937), collection privée de Diana Widmaier, petite-fille du peintre (dérobé en février 2007, retrouvé le 7 août 2007)
Maya à la poupée et au cheval de bois, huile sur toile datée du 22 janvier (1938)
La femme qui pleure (1937)
Portrait de femme au col vert (1938),
Musée Picasso (Málaga)
Dora Maar au chat (1941), collection particulière, acheté pour 95,2 M€ en mai 2006 par un russe.
La
Colombe de la paix (1949)
Buste de femme, les bras croisés derrière la tête (1939),
Musée Picasso (Málaga)
Le Pull-over jaune (1939)
Femme dans un fauteuil (1946),
Musée Picasso (Málaga)
La Joie de vivre (1946)
La Colombe de la paix (1949)
Massacre en Corée (1951)
Madame Z ou Jacqueline aux fleurs (1954), collection particulière
Jacqueline au rocking-chair (1954), Pinacothèque de Paris
Jacqueline assise (1954),
Musée Picasso (Málaga)
Jacqueline en costume turc (avril 1955), collection particulière
Jacqueline assise (1955)
Las Palomas (1957)
Portait de Jacqueline, huile sur toile datée du 11 février 1961, collection privée de Diana Widmaier, petite-fille du peintre (dérobé le 27 février 2007, retrouvé le 7 août 2007)
Homme assis (autoportrait) (1965), collection particulière
Le Matador (1970)
Baigneuse (1971),
Musée Picasso (Málaga)
Autoportrait (30 juin 1972), Fuji Television Gallery (Tokyo)
Las Meninas
Tête d'Arlequin, vendu 15,16M$ en 2007.
Mousquetaire et nu assis vendu aux enchères 9,954 millions d'euros en juin 2007.

Livres illustrés En 1931, il participe à l'édition de deux livres majeurs accompagnés d'estampes. D'une part, Les Métamorphoses d'Ovide, avec 30 gravures à l'eau-forte et Le Chef-d'œuvre inconnu de Balzac, avec 13 gravures à l'eau forte. Au total, Picasso illustrera plus de 150 ouvrages durant sa vie parmi lesquels des chefs d'œuvres du XXe siècle : le Chant des morts de Reverdy avec 125 lithographies, la Célestine, avec 66 eaux-fortes et aquatintes, Vingt poèmes de Gongora avec 41 eaux-fortes et aquatintes, L'Histoire naturelle de Buffon avec 31 gravures à l'aquatinte, la tauromaquia avec 27 gravures à l'eau-forte et aquatinte etc.

Sa cote
En
novembre 1999, un portrait de Dora Maar, intitulé Femme assise dans un jardin, s'est vendu pour une somme supérieure à 45,8 millions d'euros, ce fut à l'époque la deuxième enchère jamais atteinte par l'artiste. Depuis, Dora Maar au chat (1941) s'est vendue 95,2 millions de dollars en mai 2006 à la surprise générale (l'estimation n'en donnait pas plus de 50 millions), sans toutefois détrôner le Garçon à la pipe (1905) vendu 104,2 millions de dollars deux ans plus tôt.

Anecdotes

Réponse de Picasso à l'ambassadeur Abetz
À
Otto Abetz, l'ambassadeur du régime nazi à Paris qui lui aurait demandé devant une photo de la toile de Guernica, un peu indigné lors d'une visite à son atelier : « C'est vous qui avez fait cela ? », Picasso aurait répondu : « Non... vous »[1]. De plus aux visiteurs allemands des années 1940, il distribuait des photos de Guernica, les narguant d'un « Emportez-les. Souvenirs ! souvenirs ! »[1]

Guernica à l'ONU
Depuis 1985, une reproduction de Guernica siège à l'entrée du
Conseil de sécurité des Nations unies à New York. Elle y a été placée pour rappeler les horreurs de la guerre. Néanmoins, le 5 février 2003, un grand voile bleu recouvrait la puissante œuvre anti-guerre alors que Colin Powell et John Negroponte tentaient de trouver des appuis à la guerre en Irak au Conseil de sécurité. Selon les diplomates américains, « il serait inapproprié que Collin Powell parle aux médias du monde de la guerre en Irak entre l’image d’un cheval agonisant et d’une mère tenant son enfant mort entre les mains »...

Les Picasso du musée des Beaux-arts de Bâle Une compagnie d'assurance suisse avait acheté deux tableaux de Picasso pour diversifier ses placements et servir de garantie pour les risques assurés. Suite à une catastrophe aérienne, elle dût acquitter de lourds remboursements. Elle décida alors de se séparer des tableaux de Picasso confiés en dépôt au musée des Beaux-arts. Plusieurs citoyens bâlois demandèrent alors une votation, sorte de référendum local, pour que les Picasso soient achetés par le canton de Bâle. Cette votation fut couronnée de succès. Les tableaux restèrent donc au musée, informé de cette démarche Picasso offrit un[2] tableau au musée, la ville le gratifia alors du titre de citoyen d'honneur. Le poète belge Louis-Philippe Kammans cite cette histoire dans son poème Autour d'un musée consacré au musée des Beaux-arts :
...Et le peuple Bâlois dans un référendum
dimanche a décidé de donner huit millions
pour deux beaux Picasso qui valent cette somme
et qu'ils iront chérir les dimanches en rond...

journée maussade

Mercredi 7 novembre temps gris et maussade ciel chargé "9° à 10h00 du matin".




Les Fêtes de Noël approchent déjà, les grands magasins ont revétu leur parures de lumiéres


Et en fin de semaine les vitrines seront offertent au regard du public . En avant premiére deux vitrines que j'ai réussi à photographier

vendredi 2 novembre 2007

Visite de l'exposition, L'atelier d'Alberto Giacometti au Centre G. Pompidou

L' Atelier d'Alberto GIACOMETTI
Collection de la fondation Alberto et Annette Giacometti





Le Centre Pompidou présente, en collaboration avec la Fondation Alberto et Annette Giacometti, une rétrospective inédite de l'œuvre d'Alberto Giacometti (1901-1966). Pour la première fois, toutes les facettes de la création de l'artiste sont présentées en référence à son espace de création, son atelier, et illustrées par des oeuvres rares, souvent invisibles du grand public, comme les plâtres peints ou les fragments des murs de ses trois principaux ateliers de Paris, Stampa et Maloja (Suisse). « L'atelier d'Alberto Giacometti », en écho au texte de Jean Genet de 1957, développe le sujet de l'atelier dans sa dimension de laboratoire, de lieu rituel, d'espace déterminant dans l'élaboration et la diffusion de l'œuvre. Giacometti et son atelier sont indissociables. Lieu de création et lieu de vie, il est devenu son univers et peu à peu une extension de son être. L'exposition offre une occasion exceptionnelle de réunir plus de 600 œuvres, dont la majorité provient des collections de la Fondation, complétées par une sélection d'œuvres issues de la collection du Centre Pompidou / Musée national d'art moderne et par quelques prêts de grands musées ou de collections particulières. La richesse des collections de la Fondation permet d'accompagner Giacometti à partir de ses débuts dans l'atelier de son père, en étudiant au plus près sa démarche et les thèmes qui scandent son œuvre. Voir le parcours dans l'exposition...Rythmée par des archives inédites, l'exposition présente les aspects les plus divers de la production de Giacometti : sculptures, peintures, dessins, objets d'art décoratif, gravures, écrits. Elle fait apparaître la vision très particulière de Giacometti face au réel, mouvant, instable, insaisissable. Comme le souligne le critique David Sylvester, il aspire à « perpétuer l'éphémère ».



Plan de l' Expo:

Salles 1 et 2-La jeunesse en Suisse (1901-1921) et les débuts parisiens (1922-1929)
Cette première partie présente des portraits de Giacometti, dont ceux de son père Giovanni, peintre impressionniste, et de son parrain le peintre symboliste Cuno Amiet. La petite Tête de Diego sur socle (1914-1915) et sa première peinture à l'huile connue, Nature morte aux pommes (1915) en hommage à Cézanne, sont considérées par l'artiste comme ses premières oeuvres. De 1922 à 1926, Giacometti devient à Paris l'élève du sculpteur Antoine Bourdelle, qui influence ses premières oeuvres. Les deux sculptures Le Couple et la Femme cuillère de 1927 sont marquées par les oeuvres cubistes du sculpteur Jacques Lipchitz et du peintre Fernand Léger. Giacometti commence en 1928 sa série de femmes et de têtes en forme de plaques, dont la singularité est remarquée en 1929, année au cours de laquelle l'artiste est introduit dans les milieux surréalistes.
Salle 3-Giacometti et les photographes (1931-1966)
Dès 1929, Giacometti accueille des photographes dans son atelier. Des centaines de clichés sont publiés dans la presse, lui assurant une célébrité planétaire. Une sélection de tirages photographiques par Brassaï, Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau, Arnold Newman ou Gordon Parks font apparaître Giacometti et son atelier comme inséparables.
Salles 4 et 5- L'atelier (1926-1966)
Giacometti travaille et habite dans son atelier à Montparnasse de 1926 à la fin de sa vie. Il utilise les murs comme les pages d'un carnet de croquis monumental, notamment pour indiquer à son frère Diego les dimensions des armatures des sculptures, ou pour noter une idée. L'artiste étant locataire des lieux, sa veuve, contrainte de partir en 1972, a choisi de faire démonter tous les fragments ayant conservé des traces de l'activité de Giacometti. L'atelier est évoqué par deux espaces. La salle 4 présente les pans de murs détachés recouverts de graffiti et de peintures murales qui renvoient à des pièces majeures comme Jambe, L'Homme qui marche, les grandes femmes, les bustes d'hommes. La salle 5 reconstitue à l'échelle le volume de l'atelier.
Salle 6- L'expérience surréaliste
Giacometti adhère au mouvement surréaliste d'André Breton en 1931. La Boule suspendue, Tête-crâne et L'Objet invisible étaient les trois œuvres préférées de Breton. L'artiste est exclu du mouvement en 1935. Toutefois, les procédés surréalistes subsistent dans sa création : vision onirique, montage et assemblage, objet à fonctionnement métaphorique, traitement magique de la figure. La création de meubles et luminaires traduit son intérêt pour les objets utilitaires des civilisations antiques ou primitives. Une dernière version peinte de La Boule suspendue, créée en 1965 pour une rétrospective à Londres, montre la persistance du lien de Giacometti avec le surréalisme.
Salle 7-Qu'est-ce qu'une tête ?
Située au coeur de l'exposition, cette salle aborde le thème de la recherche sur la tête humaine, centrale dans la démarche de l'artiste de 1935 à 1950. La tête et particulièrement les yeux sont pour lui le siège de la vie qui anime l'être humain. Dans les années trente, son frère Diego, une amie anglaise – l'artiste Isabel Delmer – et le modèle professionnel Rita Gueyfier sont ses sujets favoris, mais l'on ne peut parler de portraits. Après 1945, Giacometti travaille la figure humaine anonyme mais pratique aussi le portrait de personnalités telles Marie-Laure de Noailles, Simone de Beauvoir ou le résistant Rol-Tanguy.
Salle 8-Plâtres peints
De 1945 à 1965, Giacometti explore les différentes manières de traiter le plâtre peint, poursuivant ses expérimentations des débuts. Il s'agit de petites têtes ou de grandes figures, entièrement peintes ou rehaussées au pinceau. Les couleurs sont vives ou éteintes, appliquées en aplats ou travaillées avec le plâtre. Les deux Figurines de Londres et l'Homme assis sont achevés dans les sous-sols de la Tate Gallery en 1965.
Salles 9 et 11-Diego et Annette
Diego, assistant de Giacometti depuis 1930 et Annette, que l'artiste épouse en 1949, sont ses deux principaux modèles. Il les traite d'après nature ou de mémoire, en peinture et en sculpture. Tous deux sont les faces féminine et masculine de sa recherche sur la figure humaine dont l'un des aspects est le caractère de mutation perpétuelle de tout organisme. Giacometti s'éloigne de la notion classique de « portrait » pour traduire au plus près sa perception du modèle vivant. L'observation intense de celui-ci lui procure une sensation ambivalente d'horreur et d'émerveillement. Face à son modèle, il refuse la perspective, pour le restituer tel qu'il le voit – dans son aspect parcellaire ou déformé. Travaillant de mémoire, il traduit sa vision en faisant surgir le modèle d'un espace imaginaire. Il s'agit de rendre la vie frémissante de celui-ci et non sa psychologie.
Salles 10 et 14-Yanaihara, Fraenkel et Caroline
Giacometti rencontre Yanaihara, un modèle japonais, avec lequel il engage en 1956 un véritable marathon de poses, chacun cherchant à épuiser l'autre. Caroline, la dernière passion amoureuse de Giacometti, pose à partir de 1960. Quant à Fraenkel, son médecin et celui des surréalistes, il sera pour un moment son ami proche.
Salle 13-Du plus petit au grand
La question de l'échelle est centrale dans la pratique de Giacometti, qui traite souvent les mêmes motifs en plusieurs dimensions. Il cherche toujours à intégrer sa perception de l'échelle à l'œuvre elle-même, qui peut être monumentale tout n mesurant quelques centimètres. À la fin des années trente, ses sculptures rétrécissent malgré lui, et ce n'est qu'en 1945 qu'il parvient à maîtriser cette compulsion avec Femme au chariot.
Salles 12 et 15-Homme et arbre, forêts et cages
L'homme est, comme l'arbre, pris dans un processus de croissance et de mort. Ce thème, souvent traité, orne la porte que Giacometti dessine pour le caveau des Kaufmann en Pennsylvanie. La cage, en peinture ou en sculpture, ou le plateau, lui permettent de délimiter un espace imaginaire dans lequel se déroulent des scènes oniriques, ou d'isoler la vision d'un buste dans son atelier. Dès les années trente, Giacometti cherche à contrôler la présentation de ses oeuvres. Après guerre, le socle devient une partie intégrante de sa sculpture.
Salle 16-Médailles et foulards
Giacometti a été sollicité pour des médailles commémoratives (Jean-Paul Sartre, Matisse), captant ainsi un visage, sans pour autant renouveler l'art de la médaille comme il l'avait espéré. Une pochette de disque pour Stravinsky, commandée par Pierre Boulez, et un foulard édité par la galerie Maeght, lui permettent de réaliser des objets fonctionnels à la périphérie du domaine des beaux-arts.
Salle 17-Copies et manuscrits
Les Copies du passé, livre sur lequel Giacometti travaillait à sa mort, porte sur les copies d'après les maîtres anciens. L'artiste en réalisa pendant toute sa vie. Quelques manuscrits évoquent son activité d'écrivain à partir de 1931, domaine où il manifeste le même goût insatiable pour le travail que dans son métier de peintre ou de sculpteur.
Salle 18-Paysages
Pour Giacometti, le quotidien le plus ordinaire recèle de l'inconnu et du merveilleux. Le parcours se clôt sur un face à face entre les paysages peints depuis la fenêtre de son atelier de Stampa et les bustes du photographe Eli Lotar, ses dernières oeuvres, montrant l'unicité fondamentale de son sujet.

2 novembre fête des défunts

Le 2 novembre, l'Église catholique commémore les fidèles défunts. Des messes sont célébrées, en particulier pour les défunts de l'année écoulée. Pour l'église catholique romaine, , c'est la commémoration des trépassés fidèles. La messe permettrait de purifier ces morts de leur péchés véniels pour atteindre la vision béatifique.
Dans les pays catholiques, ce jour est traditionnellement consacré à une visite familiale au cimetière et à l'entretien des tombes. Dans de nombreux pays catholiques, les gens croient que les morts reviennent cette nuit la et partagent la nourriture des vivants.
Dans les pays anglo-saxons, cette fête est nommée
Halloween
En France, dans les faits, le 2 novembre n'est pas un jour férié, alors que le 1er novembre (jour de la Toussaint) en est un. C'est donc plutôt le 1er novembre que les Français consacrent à la visite des tombes de leurs proches, d'où une confusion fréquente entre la Toussaint et la commémoration des défunts. Il est courant de fleurir la tombe avec un pot de chrysanthèmes, la fleur la plus achetée ce jour-là.

Tête de mort en sucre
Au
Mexique (el día de los Muertos), cette visite rituelle est très festive, avec des offrandes de bonbons, de têtes de mort en sucre ou de tequila. Les Mexicains vont dans les cimetieres, mangent sur les tombes, dansent, chantent. Ce n'est pas un jour triste pour eux. Ils confectionnent des autels dans leurs maisons et mettent des bougies dans leurs habitations pour montrer aux morts quel chemin il faut suivre.

jeudi 1 novembre 2007

Planning previsionnel Novembre 2007

02/11
15h00 Exposition "l'Atelier d' Alberto Giacometti"
au Centre Pompidou
05/11
14H30 KINE
16H00 MARLY S.

06/11
12H00 CHOPIN

07/11

11H00 BECKER

11H30 LABATTUT

15H00 Musée Picasso HOTEL Salé



08/11

11H00 KINE

09/11
11H00 BECKER
TESTO
13H00 PODOLOGUE

10/11
16H22 TGV PARIS/DK

12/11
8H30 ECHO CDKB
PRISE DE SANG CDKB

19/11
15H52 TRAIN DK/PARIS

20/11
15H30 CANCEROLOGUE NEUILLY

21/11
11H00 BECKER
13H30 KINE
15H10 HACHER

23/11
11H00 BECKER
14H30 KINE

26/11
14H30 KINE

28/11
11H00 BECKER
14H30 KINE
16H00 PEDICURE

30/11
ANNIVERSAIRE JOEL CDKB

RV de la semaine

Lundi 29 octobre
13h50 Départ Train pour Florence Tina et Thomas
14h30 Rv Kiné
Mardi 30 octobre
13h30 Chino
17h00 J.F.
Mercredi 31 octobre
11h00 Becker CMO
15h00 Grand Palais visite expo Gustave Courbet
Jeudi 1 er Novembre
Vendredi 2 Novembre
Samedi 3 Novembre
Dimanche 4 Novembre

1 er Novembre TOUSSAINT

tableau "La Toussaint" du peintre Emile Friant

La Toussaint est une fête catholique célébrée le 1 er novembre, au cours de laquelle sont honorés l'ensemble des saints reconnus par l'Église catholique romaine.

La Toussaint précède d'un jourla Fête des morts, dont la solennité a été officiellement fixée au 2 novembre deux siècles après la création de la Toussaint.
Dans plusieurs pays européens, comme la France , la Toussaint étant un jour férié, c'est ce jour-là que les gens ont pris l'habitude d'aller se recueillir dans les cimetiéres, et entretenir les tombes des défunts

Art' istiquement !....